| La prudence du geste humain dans l'amour et dans l'adieu |
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Seite 9 von 32 Septième scèneMaison de retraite. Gabin en blouse d'infirmier entre dans une chambre où Madame Petit, très vieille, l'air hargneuse, est couchée. Gabin aimable: Bonjour, Madame Petit. Comment ça va ce matin ? Regardez le beau soleil qu'il y a dehors. Madame Petit : Ah ah ah. Laissez-moi, je suis fatiguée. Gabin : Mais Madame Petit, je viens vous habiller. Madame Petit : Non, non. Surtout pas. Laissez moi. Laissez-moi mourir dans mon lit. Gabin : Pensez-vous. Il n'est pas temps de mourir, il est temps de déjeuner. Madame Petit : Je ne veux pas déjeuner en bas. Je suis horrible. Vous ne voyez pas toutes ces rides ! Tout tombe. C'est affreux. J'en veux plus. Je suis fatiguée. Gabin range la chambre et sort des vêtements de l'armoire. Gabin : Mais elle est ravissante, cette jupe ! Elle vous ira très bien. Et puis cette veste, ton en ton. De la classe. Je parie que vos voisines de table vont être jalouses. Il l'habille, Madame Petit se laisse faire. Oui, le bras droit. Très bien, merci. Encore le bras gauche, et on a fini. ... Et si vous mettiez un peu de rouge à lèvre? Madame Petit : Vous croyez ? Gabin : Bien sûr. Il le lui tend avec un petit miroir. Voyez, vous êtes ravissante. Madame Petit toute contente : Ah, vous êtes gentil, Monsieur Gabin Gabin accompagne Madame Petit au déjeuner. Musique, thème de l'ange. |


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